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Patrice Ract Madoux |
EDITORIAL
Les comptes de l’année 2008 ont été approuvés fin avril par le Conseil d’Administration. En 2008, les recettes de CRDS perçues ont atteint 5,98 millions d’euros permettant :
- d’amortir la dette à hauteur de 2,9 milliards d’euros, conformément à l’objectif d’amortissement pour l’année 2008 fixé par l’article 33 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2008 et par le programme de qualité et d’efficience « financement » de cette même loi ;
- de payer les intérêts pour un montant de 3,1 milliards d’euros, montant stable par rapport à l’année précédente.
Sa forte capacité d’adaptation et de réaction conjuguée aux liens étroits tissés au fil des ans avec les investisseurs du monde entier lui ont permis en 2008 d’émettre avec succès pour 8,6 milliards d’euros d’emprunts sous la forme de divers instruments financiers et horizons d’investissements.
La CADES a ainsi pu adapter sa stratégie d’émission aux changements profonds de l’environnement de marché survenus en cours d’exercice. Pour la première fois, le marché du dollar américain a constitué la première source de financement devant les emprunts en euros.
Trois émissions ont ainsi été lancées avant l’été (deux à trois ans de maturité, une à cinq ans). Un nouvel emprunt de référence en euros à 5 ans a été lancé à la fin du mois d’août, soit juste avant l’accélération de la crise financière, permettant à la CADES de bénéficier d’un coût de financement marquant un point bas historique (Euribor 3 mois - 14 points de base).
Par ailleurs, les programmes d’émission à court terme (BT, ECP, USCP) ont été très actifs, émis majoritairement en dollar américain. L’aversion au risque a conduit de nombreux investisseurs, notamment les banques centrales à raccourcir la durée de leur placement et à se porter vers des signatures sans risque comme celle de la CADES.
La profondeur de ces marchés a permis à la CADES de faire face au remboursement de ses emprunts ainsi qu’au versement d’une partie du transfert de dette à des niveaux de financement extrêmement avantageux.
Le début de l’année
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Remontée des taux et aplatissement de la courbe dans un contexte de hausse des prix couplée à un ralentissement économique (scénario de stagflation).
Le sentiment que la crise sera limitée sectoriellement et géographiquement prévaut. La crise ne semble alors provoquer qu'un ralentissement sérieux mais gérable aux Etats-Unis et éventuellement en Europe mais les pays émergents, forts d'une croissance inhébranlable paraissent pouvoir sauver l'économie mondiale. Ces anticipations se traduisent par une forte hausee du prix des matières premières jusqu'au moins de juillet avec un cours du pétrole qui culminie à 147,30 dollars. L'inflation est alors au centre des préocuptaions et naturellement, les taux d'intérêt marquent alors avant l'été un point haut.

Le dégonflement, aprés l'été, de la bulle des matières premières et de la remontée du dollar qui signe l'entrée en récession de nombreux pays et la fin de la théorie du découplage. La faillite de Lehman Brothers a contribué à ce changement radical de perception de l'évolution de l'économie en concrétisantnotamment les mécanismes de transaction de la crise de la sphère financière à l'économie réele: la croissance mondiale étant soutenue par le crédit, l'effondrement du sytème bancaire va entrainer une récession longe et profonde. Les indicateurs conjoncturels décrochent et les anticipations d'inflation chutent au point que les craintes se portent désormais sur une possible déflation. Face au risque d'un sénario de déflation à la japonaise, les banques centrales interviennent en baissant massivement leurs taux directeurs. L'ensemble des taux baisse alors rapidement dans un trés fort mouvement de repentification de la courbe.

Le taux de refinancement baisse de 100 points de base, passant de 4,13 % le 31 octobre 2008 à 3,13% le 31 mai 2009.
Cette baisse est due à :
Afin de refinancer la reprise de dette de l’ACOSS (10 milliards le 23 décembre 2008, 10 milliards le 6 février 2009, 6.9 milliards le 6 mars 2009),
La baisse de 300 points de base en six mois du taux directeur de
Sur une base historique, les baisses des taux sont sans précédents par leur vitesse et leur ampleur, et permettent à
Du fait de l’allongement futur de la duration de la dette (compte tenu du programme de financement), le taux de refinancement est appelé à remonter dans les mois prochains.
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La CADES et l'information
Geneviève GAUTHEY genevieve.gauthey@cades.fr
Magali CLAVIER magali.clavier@cades.fr
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